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Les Fourberies de Scapin (Roger Coggio, 1981)



"Les Fourberies de Scapin"
est une comédie française réalisé par Roger Coggio,
avec Roger Coggio, Michel Galabru, Jean-Pierre Darras, Maurice Risch, Pierre-François Pistorio...
tourné du 19 août au 15 octobre 1980, d’après la pièce de théâtre homonyme de Molière sortie en 1671.

Résumé (AlloCiné) :
Octave a profité de l'absence de son père pour épouser Hyacinthe. Il charge son valet Scapin, de lui apprendre la nouvelle dès son retour. Scapin doit inventer une sombre histoire et user de ruses mais il se retrouve vite pris à ses propres fourberies...

Ce n'est pas la première adaptation, il y en avait déjà eu une en 1965 par Jean Kerchbron pour la télé et une autre en 1973 aussi pour la télé de Jean-Paul Carrère avec André Dussollier. Il sortit en France le 7 janvier 1981.
Le film n'étant jamais sorti en DVD est donc très rare. Voici la bande-annonce originale (rare) :



A propos de la conception du décor des Fourberies de Scapin et de l'adaptation de Roger Coggio.

La même ambivalence apparaît dans le traitement du décor. Tantôt, insistant sur l’aspect purement théâtral du texte, le décor se réduit, comme dans la fameuse mise en scène de Copeau au Vieux-Colombier en 1920, à un tréteau nu, assemblage de marches, de cubes, de bancs, où l’action s’inscrit dans une sorte de trajectoire symbolique. Tantôt, au contraire, la mise en scène s’enrichit d’un décor réaliste offrant un aspect méditerranéen, avec maisons colorées, rampes d’escaliers, place inondée de soleil, comme dans le décor de Christian Bérard, en 1949. Poussant la recherche de la réalité jusqu’à la couleur locale, le décor devient parfois plus pré- cis encore, accentuant le côté napolitain de la pièce, avec bateaux à l’ancre, sacs s’empilant sur les quais, va-et-vient du port. Stanislawski avait proposé cet éclairage, repris à la Comédie-Française en 1922 puis en 1958. C’est la même conception, faisant une large place à l’atmosphère italienne, et même napoli- taine, et axée sur la notion centrale du jeu qu’adopte la transposition cinémato- graphique de la pièce, réalisée et inter- prétée par Roger Coggio en 1980. On y voit que le cinéma, art du mouvement, s’accommode on ne peut mieux du ryth- me enlevé de la comédie. Et la réussite du film, ainsi que son succès populaire, confirment la vitalité d’une pièce sus- ceptible de satisfaire, par sa plasticité même, ceux qui voient dans le théâtre le reflet de la vie, tout autant que ceux qui voient dans la vie comme la scène d’un théâtre.

Commentaires de Jean Serroy, enseignant à l'Université de Grenoble
Les Fourberies de Scapin, Livre de Poche